Soins palliatifs et oncologie, passer du curatif au palliatif

Le 01 septembre 2020

Les plaies tumorales correspondent à l’extériorisation à la peau, d’un cancer, soit primitif (cutané bien sûr : mélanome, carcinome spino ou baso-cellulaire), mais pas seulement.

Il peut être en effet, mammaire, digestif (en particulier anal) ou ORL.

Ce peut être aussi une extériorisation liée à une dissémination cutanée d’un cancer, dont le primitif peut être ancien, parfois même ayant été considéré comme guéri, ou faire partie d’une maladie métastatique diffuse dont l’atteinte cutanée n’est qu’une partie, la plus visible, d’un problème global.

Parfois, cette atteinte est inaugurale, rapide ou négligée, parfois elle est le témoin d’un cancer dont l’évolution, inexorable, se fait en détruisant même l’aspect extérieur du patient.

Le traitement des plaies tumorales repose sur 2 éléments majeurs :

-          Le traitement du cancer lui-même
-          Le traitement de la plaie et de ses spécificités

Mais encore, il faudra prendre en compte de façon unique la gestion du risque infectieux, de l’odeur, du saignement, savoir quand proposer une irradiation, une chirurgie de propreté.

La question de  “ jusqu’où aller” se pose parfois avec acuité, puisque nous sommes dans le cadre du soin palliatif très souvent (mais pas toujours .. !)

La problématique temporelle également, certains patients conservent des soins locaux pendant plusieurs années car leur cancer est maîtrisé (sans être guéri), et bien entendu, l’approche évolue au fil du temps.

Il est indispensable d’évoquer la prise en charge nutritionnelle et psychologique associée, car certaines plaies tumorales sont vues très tardivement, les patient ayant attendu plus que de raison, et les impliquer dans une prise en charge complexe, longue, avec de multiples intervenants, peut s’avérer bouleversante pour leur mode de vie.

Et puis, c’est souvent la gestion de l’échec.

Beaucoup de ces situations ne guérissent pas, certaines même ne s’améliorent jamais, le patient étant emporté en quelques semaines.

De fait, la prise en compte de la difficulté des soignants impliqués est indispensable et la communication entre les différents acteurs est souvent la clef d’une meilleure efficacité et d’une cohésion, qui rejaillit aussi sur le patient.

Nous verrons tout cela avec beaucoup d’exemples.

Dr Jean-François BERDAH, Oncologue, Hyères

Intervention programmée aux REGIONALES DES SOINS PALLIATIFS le 14 octobre 2020 à Aix-en-Provence

Pour découvrir les programmes de cette journée, cliquez ici


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