Les seniors et l’activité physique : bouger pour lutter contre la sédentarité et préserver sa santé

Le 01 mai 2021

Les seniors et l’activité physique :
bouger pour lutter contre la sédentarité et préserver sa santé

Alors que nous vivons de plus en plus longtemps avec, en France, en 2019, une espérance de vie à la naissance de 85,6 ans pour les femmes et de 79,7 ans pour les hommes (1), la finalité de tout un chacun est de vieillir « en bonne santé » en étant autonome, mobile, ignorant autant faire ce peut la maladie, la souffrance, la dépendance et l’isolement. Un constat d’importance cependant, les personnes âgées sont plus fréquemment inactives, ce qui est à l’origine d’un déconditionnement secondaire réduisant encore leurs capacités fonctionnelles.

Rappelons-le : l'activité physique constitue un déterminant de santé majeur pour prévenir et soigner certaines pathologies chroniques quel que soit l'état de santé de la personne âgée : autonome, fragile, dépendante. Il est en effet aujourd’hui avéré que l’activité physique (AP) ralentit les changements physiologiques liés à l’âge, améliore la santé des senior dans ses trois dimensions physique, psychique et sociale, et contribue à la prévention des pathologies chroniques liées au grand âge. L’activité physique joue notamment un rôle majeur dans la prévention et le traitement de la fragilité et des risques de chutes, favorise le maintien de l’autonomie et prévient la dépendance avec l’avancée en âge. Elle améliore la cognition des personnes âgées sans troubles cognitifs ou avec un trouble neurocognitif mineur. Elle ralentit le déclin fonctionnel des personnes âgées atteintes d’une démence. Et chez l’adulte d’âge moyen, l’activité physique joue un rôle important en prévention primaire de la maladie d’Alzheimer.

« L'activité physique constitue un déterminant de santé majeur pour prévenir et soigner certaines pathologies chroniques
quel que soit l'état de santé de la personne âgée : autonome, fragile, dépendante »

Une récente étude américaine publiée dans le British Journal of Sports Medecine (2) souligne que « comme facteur de risque de maladie grave, l'inactivité physique n'est dépassée que par un âge avancé et des antécédents de transplantation d'organe » et que, comparée aux autres facteurs de risque comme le tabagisme, l'obésité, l'hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires ou le cancer, "l'inactivité physique était le facteur de risque le plus important dans tous les résultats".

« Entre 30 à 70 ans, la masse musculaire et la force diminuent progressivement de 40 à 50% selon les personnes. Le sport, et plus particulièrement la musculation, augmenterait l’espérance de vie, le bien-vieillir et entretiendrait les capacités cérébrales ». (3)

Cependant, les personnes âgées d’un âge chronologique identique peuvent avoir des états physiologiques très différents. La notion de « fragilité » permet d’intégrer l’hétérogénéité de la population âgée et de différencier l’âge chronologique de « l’âge physiologique », qui probablement est un meilleur indicateur de la capacité à s’engager dans une AP. Quoi qu’il en soit, chez les seniors, la pratique de l’AP doit toujours être raisonnée et adaptée à l’état de santé, à la condition physique, aux capacités fonctionnelles et aux compétences motrices, sensorielles et cognitives du sujet. De fait, si les personnes âgées peuvent commencer une AP d’intensité légère, comme la marche, sans risque excessif et sans consulter un médecin, une évaluation médicale, voire une consultation médicale d’AP est préconisée avant de commencer un programme d’AP d’intensité modérée à élevée.

« L’activité physique adaptée est un moyen motivant d’inscrire la pratique d’une activité sportive sur la durée, dans la mesure où elle est dispensée par des éducateurs formés à prendre en compte les particularités de santé de chaque participant qui se sentira bien accompagné, et qu’elle permet par ailleurs de créer du lien social quand il s’agit de séances collectives ».

L'ambition de ces deux journées de formation est de s’intéresser, dans le détail, à ce grand enjeu de santé publique que constitue la santé des seniors et comment l’apport de l’activité physique est un plus en la matière pour la protéger et la conserver le plus longtemps possible. Les experts du domaine partageront les dernières connaissances scientifiques sur le sujet. Ils expliciteront le rôle, la place et l’articulation entre eux des acteurs de terrain (professionnels de santé ou de l’activité physique, élus et personnels des collectivités locales) qui accompagnent les seniors dans leur pratique et ce, en fonction de leur profil ; l’évaluation est ici un élément déterminant. Enfin, dans un esprit pragmatique, des programmes d'activité physique adaptée proposés en club ou en institutions par les fédérations sportives, les mutuelles, les maisons sport santé ou les collectivités locales seront présentés et valorisés.

1-    Tableau de l’économie française 2020, Insee, février 2020 https://www.insee.fr/fr/statistiques/4277640?sommaire=4318291
2-   Physical inactivity is associated with a higher risk for severe COVID-19 outcomes: a study in 48 440 adult patients, avril 2021, British Journal of Sports Medecine https://bjsm.bmj.com/content/early/2021/04/07/bjsports-2021-104080
3-     Resistance Training and White Matter Lesion Progression in Older Women, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26456233/ J Am Geriatr Soc, 2015.

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