La responsabilité, une reconnaissance ?

Le 04 juillet 2022

La responsabilité, une reconnaissance ?
Pascal DIDELOT, Infirmier Cadre de Santé Formateur - Doctorant en Droit – URCA – CRDT (EA3312) - Co-Directeur du Diplôme d’État d’Infirmier en Pratique Avancée – Reims – Expert près la Cour d’Appel de Reims.

« La responsabilité est-elle une marque de reconnaissance ? S’agissant d’un groupe professionnel, la réponse est oui, indéniablement. Pour être responsable, il faut être libre et en partie autonome. Il faut également disposer d’un champ de compétences et de missions définies.  Les aides-soignants répondent à ces critères. Ils disposent d’une compétence matérielle, reconnue par leur diplôme, leurs missions sont définies par la réglementation et leur exercice réglementé. Aujourd’hui, la réforme des études conduisant du Diplôme d’État d’Aide-Soignant accentue un mouvement vers plus de compétence et vers une autonomie plus grande. En effet, l’introduction au Code de la Santé Publique la possibilité pour un aide-soignant de réaliser seul, en dehors de la présence d’un infirmier, certains soins liés à un état de santé stabilisé ou une pathologie chronique stabilisée instaure un mouvement vers une autonomisation de l’exercice professionnel aide-soignant. Cette possibilité élargit le champ des responsabilités pour les aides-soignants. Ils ont plus d’actes possibles et vont donc peut-être être amenés à répondre de ces actes. »

« Pour la première fois, « la responsabilité partagée » est introduite entre les infirmiers et les aides-soignants. Le temps de l’exercice sous la responsabilité de l’IDE est-il révolu ? Pas tout à fait, l’exercice aide-soignant reste sous la responsabilité infirmière. L’émancipation est peut-être en mouvement, mais il reste sans doute un long chemin à parcourir ».


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